Archives de catégorie : Politique

Articles sur les sujets de politique

Pourquoi je voterai blanc au second tour de la présidentielle 2017

A l’issue du premier tour deux candidats restent en lisse: Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

La première se bat contre l’immigration et la communauté européenne (dont elle ne veut pas sortir contrairement aux messages subliminaux envoyés à ses électeurs), le second n’a pas de programme, il est la marionnette des libéraux de la commission Attali.

Voici deux vidéos pour vous éclairer, moi je voterai blanc, en espérant qu’un jour le vote blanc soit pris en compte!

Emmanuel Macron:

Marine le Pen:

Fier d’être policier, j’ai honte d’être français

Je suis fier d’être policier, mais de plus en plus j’ai honte d’être français!

Je suis fier d’être policier! Depuis 20 ans je côtoie des gens extraordinaires, mes collègues! Ils se lèvent nombreux à 3h30/4h00 du matin pour être au travail à 4h50, ils assument jours après jours toutes les interventions de secours, dans des conditions parfois dramatiques. Ils sont mes héros: Policiers, c’est-à-dire: psychologues, négociateurs, assistantes sociales, secouristes, samu social, médiateurs, agents de surface, hôteliers, conseillers conjugaux, etc… Des héros ordinaires mais des personnes extraordinaires!

J’ai honte d’être français car depuis plusieurs jours la scène médiatico politique s’acharne sur ma profession d’une façon abjecte. Honnis soit cette France bien pensante, sûre de son fait, qui fait d’un fait divers malheureux, et non encore éclaircis par la justice, un amalgame honteux sur l’ensemble de la profession. Honnis soit ce distingué syndicat USM qui accroche à son « mur des cons » l’ensemble de la profession en soutenant les manifestations contre les prétendues violences policières. Honnis soit les politiques, ministres de l’intérieur et de la justice en tête, qui auraient pu taire les critiques en donnant en toute transparence la réalité des chiffres des violences policières et des révocations de policiers pour violence, en comparaison des violences subies par les forces de l’ordre au quotidien. Honnis soient ces people qui repoussent les limites de l’indécence dans leur tribune et honnis soient les médias stipendiés de l’anti-racisme qui ne voient même plus qu’ils font par leur bêtise le lit du populisme qu’ils redoutent tant!

Je suis fier d’être policier, car chaque jour, malgré ces attaques glauques je vois mes collègues poursuivre leurs missions avec abnégation et professionnalisme, ravalant  leurs légitimes ressentiments pour être au service de tous, sans distinction!

J’ai honte d’être français quand je vois l’hallali conduite par les associations anti-racistes (CCIF, LICRA, MRAP, LDH, PIR, SOS RACISME, ACAT, CRAN, etc) contre des penseurs et intellectuels comme Pascal Bruckner et Georges Bensoussan mais aussi Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour parce qu’ils ont l’outrecuidance de dénoncer d’une part  le musellement de l’occident au nom d’une prétendue islamophobie et parce qu’ils rappellent d’autre part l’antisémitisme culturel et cultuel des musulmans qui n’est plus à prouver.

J’ai honte d’être français, quand un candidat à la présidentielle affirme en terre étrangère que la colonisation est un « crime contre l’humanité », pour satisfaire une finalité électoraliste, quand, dans ce même pays des intellectuels et des historiens affirment le contraire!

Bref j’ai honte de cette flagellation compassionnelle et réductrice de la vérité qui est devenue le fléau de notre société occidentale! Que les français relèvent la tête, notre histoire est emprunte d’ombres, mais aussi de grandeur, lorsque nous avons accédé à l’autonomie des colonies, nous avons laissé des pays équipés de routes, de ponts, de chemins de fers, d’hôpitaux, d’écoles… Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Voilà la vraie question! Interrogez les peuples, les historiens, les intellectuels et surtout ceux qui sont laïcs et non les dirigeants islamistes et vous entendrez un autre son de cloche sur les prétendus crimes de la colonisation!

Aujourd’hui je suis toujours fier d’être un flic mais j’ai honte d’être français quand je vois ce révisionnisme et cette dhimmitude!

Pour qui voter? Lisez le programme justice!

Le bouillonnement médiatico-politique autour de l’affaire Fillon est à la fois une source d’inquiétude importante et une espérance tout à fait nouvelle.

Sur l’inquiétude, chacun comprend le risque de repli populiste de l’électorat, c’est évident qu’il y aura un impact sur les résultats du premier tour. Mais il serait injuste de ne mesurer le risque qu’à l’aune de l’enjeu politique, car dans cette affaire le trouble rôle des médias et des donneurs d’ordre financiers est tout aussi inquiétant. Alors qu’une grande partie de la classe politique aurait pu subir le même acharnement médiatique que François Fillon, c’est bien le candidat à la présidentielle des républicains qui a fait l’objet d’une attaque téléguidée jusque dans la fourniture des pièces de justice aux journalistes du Monde (bizarrement les mêmes journalistes qui fréquentent assidument l’Elysée), au mépris des règles juridiques, morales et éthiques.

Il y a donc un vrai drame éthique et moral en France, pas seulement dans la classe politique mais également dans les professions médiatiques et dans le monde des affaires. Le constat est ancien est c’est très timidement voir péniblement (lorsque les parlementaires, comme M. Fillon, s’y opposent) que nos institutions mettent en place des dispositifs de régulation.

On ne peut que saluer la mise en œuvre en 2012 d’une charte de déontologie du gouvernement, mais nous voyons cinq ans plus tard que certains de ceux qui y étaient assujettis ont visiblement oublié cet engagement moral et éthique.

On ne peut que saluer l’émergence (je choisis le terme avec discernement compte tenu du nombre d’articles du texte) d’un code de déontologie de l’assemblée nationale (6 articles) mais il semble que nombre des députés ignorent encore les notions de probité et d’exemplarité.

On ne peut que saluer la création d’un comité de déontologie au Sénat et on soulignera avec intérêt les efforts conduits pour rappeler aux impétrants leurs devoirs. Cela porte du fruit semble-t-il!

On attend encore la charte ou le code de déontologie de l’élu local voir de l’élu départemental ou régional, mais ne désespérons pas cela finira par avenir.

Enfin on ne peut que saluer la charte d’éthique des professionnels du journalisme publiée par le SNJ en 2011.

Si vous rassemblez la totalité de ces principes moraux des édiles et journalistes dans un seul document, vous verrez qu’il sera de taille inférieure au code de déontologie de la police et de la gendarmerie nationale!

Charte ou code de déontologie, quelle est leur valeur juridique propre à côté d’une loi simple ou d’un texte constitutionnel? Il serait peut-être temps de faire rentrer la France, le pays des droits de l’homme et du citoyen, dans l’ère de la transparence de la politique et des affaires que certains de nos voisins nordiques inaugurent.

Nous verrons dans les débats à venir les propositions des candidats sur la moralisation de la vie publique et la séparation stricte entre l’exécutif, le législatif et le monde des affaires et nous mesurerons leur volonté réelle de séparer et de sanctionner clairement ceux qui mélangent les intérêts publics et privés.

L’espérance nouvelle naîtra des propositions qui seront faites au cours de la campagne, j’espère qu’elles iront dans le sens de celles que j’avais écrites en octobre dernier.

En tout état de cause, l’ennemi premier de l’affairisme, de l’abus de bien social, du détournement de fonds publics, des fraudes fiscales, des évasions fiscales et de toutes les travers abusifs connus des personnalités publiques c’est la justice. C’est donc en lisant attentivement les programmes des candidats sur ce sujet (moyens mais aussi indépendance) que nous pourrons nous forger une opinion pragmatique sur l’avenir de l’éthique et de la morale en politique!

En ce qui me concerne, je fais le choix de ne plus donner ma voix d’électeur par défaut.

Si au premier ou au second tour de la présidentielle aucun des candidats ne rassemble les engagements minimaux d’éthique, de morale, de fonctionnement et d’indépendance de la justice, je voterai blanc. C’est pour moi la seule solution qui oblige à la purge du système actuel!

L’occidental et la salafiste quiétiste (partie 2) – La voie du juste milieu

Je remercie mon contradicteur d’avoir commencé à répondre en plusieurs billets à mon précédent article. Avant de les lire je vous invite à une petite introduction à la rhétorique salafiste que ces billets illustrent en partie.

Le salafiste fait partie de la « communauté du juste milieu », al wassitiya qui trouve son origine d’une part dans le Coran « ALLAH a fait de vous une communauté de juste milieu… », [sôurat Al-Baqarah (S2) / 143]. selon les versions les plus courantes. On trouve également d’autres traductions : « une communauté de justes » (Hamidullah); « une communauté située entre les deux extrêmes » (Khawam). Partant de Jr 51:39, Sawma traduit: « une nation forte ». On lit dans la Bible Ez 5:5: « C’est Jérusalem que j’ai placée au milieu des nations ». Ce verset est important car il montre que, comme les juifs se considèrent le peuple élu (Cf. Dt 14:1-2; Ex 19:5-6), les musulmans font de même (« Vous êtes la meilleure communauté » S3v110).

Le second point qui marque l’importance de ce sujet est la profession de foi islamique de cheikh al islam ibn taymiyya (1263 – 1328), le mentor des salafistes : « al aqida al wassitiya »

Cette notion de « communauté du juste milieu » est donc l’épicentre de la pensée salafiste. Elle occupe l’essentiel de leurs préoccupations tant sur le plan de la foi que du comportement et de la jurisprudence.

C’est cette voie (le juste milieu) qui est le point de comparaison entre les groupes musulmans (ce qui ne m’intéresse guère si vous avez lu mon article précédent) mais aussi entre les religions et systèmes politiques.

C’est là que le sujet devient intéressant et que la rhétorique islamiste mérite d’être étudiée, car considérer l’islam comme la voie juste par rapport aux autres religions ou même par rapport à la démocratie implique d’argumenter en quoi les points de clivages que je nommais dans mon précédent billet (peine de mort pour l’apostasie, le blasphème, l’homosexualité ou l’adultère, autorisation de l’esclavage ou du mariage avec des filles prépubères, etc…) sont justes et prépondérant sur les autres systèmes de valeur ou les autres religions.

Ce qui nous intéresse c’est de voir et si possible de comprendre par quels mécanismes intellectuels et théologiques les musulmans orthodoxes affirment la « juste » primauté de certaines peines prévues par la charî’a sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen par exemple, ou encore sur le rejet de la violence des Évangiles.

Voilà l’interrogation fondamentale de l’occidental (chrétien ou non) face à l’islam traditionaliste aujourd’hui.

Revenons-en aux billets de mon contradicteur, la première considération est que pour un billet assez court, j’ai 6 billets en réponse ! C’est la réponse Tsunami ! Est-ce que ces billets répondent aux critiques formulées ? Je vous laisse juge.

Le fait est que aucun des points de clivage dont j’ai fait mention dans mon article n’est lui même explicitement mentionné dans les réponses. A défaut de précision nous avons un catalogue de citations… Soit, prenons-en notre parti et voyons ce qu’elles nous enseignement !

On notera également que les réponses, à l’exception du premier billet, ne sont pas une expression personnelle argumentée selon un plan, mais une sorte de décharge d’éléments éparses…

Bref lançons-nous dans la lecture de ces 6 billets

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Les TRUMPettes de Jéricho

Bon le titre est minable, mais il est expressif, un grand bruit qui fait s’écrouler des murs ! De quoi s’agit-t-il, de l’élection de Donald TRUMP comme 45e président des États Unis.

Pourquoi les murs s’écroulent ? Parce que tout d’un coup une majorité d’américains (car oui Donald Trump a probablement été élu par une minorité de votants) découvre que leur nouveau président n’est pas celui qu’ils ont voulu.

Forcément la présidentielle américaine 2016 était particulière, entre Donald Trump et Hillary Clinton, si il y avait eu une triangulaire avec Marine Le Pen j’aurais probablement voté Marine Le Pen alors que jamais je ne voterai pour elle dans une élection française !

Voilà le cœur du problème, de la question, que s’est-il passé pour que ce mercredi 9 novembre 2016 Donald Trump soit élu 45e président des USA ? Quels sont les enseignements de cette élection pour nous-mêmes et pour les candidats à l’élection présidentielle française ?

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La présidentielle 2017 et le risque insurrectionnel

Depuis quelques jours les policiers manifestent leur ras-le-bol dans plusieurs communes  de France et le mouvement semble s’amplifier agrégeant par endroits des pompiers, des policiers municipaux, des infirmières, des enseignants, des contrôleurs des transports en communs… Et si la grogne des victimes de la violence cristallisait dans un mouvement de fond loin des centrales syndicales?

Partout le même constat: l’État est incapable de faire prévaloir son autorité légitime. La violence légale dont Il peut user pour maintenir la paix et la tranquillité publique et lutter contre les atteintes à la loi a été largement minée par les gouvernements successifs qui l’ont utilisée à mauvais escient. Ils ont également abandonné la justice et accru les charges de la police et de la gendarmerie. Cet abandon a laissé place à une violence privée, jouissant d’une relative impunité, qui met en coupe-réglée de nombreux quartiers sensibles et rejaillit sur les commerces et les services publics avoisinants.

La crise politique, la crise économique, la crise identitaire et éducative, la crise morale et enfin la crise migratoire augmentent le sentiment d’insécurité des français et leur défiance vis-à-vis  de la classe politique. La montée en flèche d’une pensée populiste et souverainiste et l’accroissement du communautarisme entrainent la France vers une rupture qui ne peut être autrement que violente. Le seul frein à l’explosion de la société tient à l’espérance d’un changement radical à l’occasion de la présidentielle 2017 qui, en même temps, pourrait être l’élément déclencheur d’une véritable insurrection. Voici pourquoi l’élection de 2017 n’est pas une élection présidentielle comme les autres et pourquoi les français attendent des candidats des positions claires sur les points suivants:

  1. Le fonctionnement de la démocratie
  2. La gestion de la crise économique et la place de la France dans l’Europe
  3. La justice et la sécurité; l’Islam et la lutte anti-terroriste; l’état d’urgence et la loi renseignement
  4. L’éducation et l’instruction
  5. La France dans les relations internationales

La question que les français se posent aujourd’hui: Est-ce que les candidats à la présidentielle sont à la hauteur des enjeux?

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Le piège à cons du burkini

Depuis quelques semaines, la France sombre dans l’hystérie du burkini et tous, journalistes et politiques sont tombés dans le piège tendu par les agents provocateurs de l’Islam.

Alors que tous les candidats aux primaires où à la présidentielle se déclarent en guerre contre le terrorisme, ou l’islam radical ou encore le salafisme, tous se font rouler dans la farine par quelques femmes sur nos plages.

Ne voyez-vous pas qu’il s’agit de diversions pour vous empêcher de regarder le seul vrai problème qui nous occupe : l’islam. Le sujet c’est l’islam, pas le voile ni le burkini.

Pendant que des millions de musulmans français nous jurent par Allah que le terrorisme ce n’est pas l’Islam, aucun n’est jamais venu présenter la théologie de l’islam modéré, de tolérance et de paix qu’ils prétendent pratiquer.

Le courage politique consiste aujourd’hui à demander à la communauté musulmane un vrai travail de réflexion. La théologie de DAECH est connue : ils la diffusent dans leur propagande comme DAR AL ISLAM que l’on trouve sans difficulté sur le WEB. Il est temps que les musulmans réfutent cette théologie en utilisant les mêmes sources que DAECH : Le Coran, la sunnah (en ne prenant que les hadtihs authentiques), la sirâ, les tafsir.

Toute religion a toujours réfuté les hérésies, c’est ce que nous devons exiger des imams de France et de la communauté musulmane française. Nous verrons alors à l’issue de ce travail quelles différences majeures existent entre les jihadistes et les musulmans de France et sur quels points de doctrine s’opèrent les différences.

C’est parce que l’Islam ne peut pas encore être considéré comme une religion comme une autre que ce travail est déterminant. C’est parce que l’Islam est un religion à part que tous les discours mettant sur un pied d’égalité christianisme, judaïsme et islam sont infondés. Les politiques qui veulent interdire le port de la croix ou de la kippa sont des imbéciles, ils préfèrent la restriction de la liberté religieuse à la réflexion complexe et courageuse face à l’islam.

N’oubliez pas que les fondations de ce pays sont judéo-chrétiennes jusque dans la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Réduire la liberté religieuse des chrétiens et des juifs c’est poignarder notre pays en tournant le dos à son histoire et le faire uniquement par couardise.

Français, française, l’avenir se joue en ce moment par les choix décisifs que notre pays doit faire. La question de l’Islam en est un. Comptez le nombre de candidats qui ont la lucidité de dire que l’islam en France est un problème, tant qu’il n’a pas produit une réflexion et une exégèse du Coran et de la Sunnah qui permette de comprendre et différencier, le musulman dit « modéré » et le djihadiste.

Ne vous laissez pas avoir par l’Esprit du monde, bannissez la naïveté et soyez fermes et courageux dans vos choix, notre avenir en dépend.

Le problème c’est l’Islam modéré

Le choix d’un tel titre peut paraître provoquant pourtant ce n’est pas son but, je suis persuadé de sa justesse mais cela n’engage que moi.

Les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui, face à l’Islam, tiennent pour l’essentiel à l’incapacité des politiques, des journalistes et des commentateurs à tenir un discours lucide et cohérent. Certes, la très grande majorité des musulmans de France (et d’ailleurs) s’oppose au terrorisme et cette communauté pacifique se trouve elle-même visée par les terroristes et soupçonnée de complicité si elle ne professe pas publiquement et énergiquement sont opposition au terrorisme.

J’en profite pour affirmer que ceux qui exigent des musulmans l’affichage public de leur opposition au terrorisme sont des imbéciles.

Du coup, ceux qui ne tombent pas dans cette nullité se retrouvent dans l’obligation de couper en deux l’Islam entre Islam orthodoxe (fondamentalisme islamique) et Islam modéré et c’est tout aussi bête. Autant il est simple de savoir ce qu’est l’Islam orthodoxe car la théologie islamique est connue et vieille de 1400 ans autant personne ne sait ce qu’est l’Islam modéré. Il n’y a pas d’exégèse du Coran et des Hadiths qui soit propre à un courant de l’Islam qui serait dit modéré. L’ensemble des musulmans sunnites partage, quelle que soit l’école juridique, la même tradition et le même corpus doctrinal ils divergent juste sur des interprétations spécifiques de ces textes.

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Un grand flic

Lorsque la presse évoque « un grand policier » il s’agit ; en général ; d’un chef de service prestigieux (36 quai des orfèvres, office central) ou d’un directeur des services actifs de la police nationale.

Le qualificatif de « grand flic » ou de « grand policier »a-t-il un lien avec la carrière du dit fonctionnaire ou est-ce simplement une tournure de langage ?

Lorsque j’entends le discours du premier ministre (ex ministre de l’intérieur) je ne peux m’empêcher de penser au décalage profond entre la perception qu’ont les hommes politiques d’un « grand flic » et celle qu’en ont les hommes et femmes de terrain.

« Bernard Petit est un grand policier mais quand on exerce cette mission il ne peut y avoir le moindre doute », a déclaré vendredi à Orléans le Premier ministre Manuel Valls.

Il y a deux types de grands flics, ceux qui le sont par le fait du prince et ceux qui le sont par le fait des troupes.

Je suis enthousiasmé par la vague de support des gendarmes pour leur directeur, le général d’armée Denis Favier. Cet homme est soutenu par ses troupes au point tel que le gouvernement, malgré l’affaire Sivens, hésite à le limoger.

Cette affection naturelle pour un homme qui soutient ses troupes présente une contre-mesure tangible, voire un risque réel, face à un pouvoir déterminé à ne pas pas vouloir voir une tête sortir du rang.

L’affaire « Petit » est en ceci caractéristique qu’elle nous montre l’hommage d’un premier ministre, proche des francs maçons (A. Bauer est un proche de M. Valls et une connaissance de B. Petit) et d’un ministre de l’intérieur qui ne cache pas être membre de la franc-maçonnerie vanter les mérites d’un policier mis-en- examen.

Souvenons-nous que le dit policier fut nommé par l’actuel premier ministre (alors qu’il était ministre de l’intérieur) au poste de chef du 36 quai des orfèvres.

Qu’est-ce qui fait d’un homme un « grand flic ? ». Si l’on s’en tient à la norme journalistique, le « Grand flic » est désigné par le pouvoir.

Si l’on se réfère à la base, « le grand flic » est un homme ou une femme qui présente quelques qualités :

  • Il dirige et anime en expliquant les enjeux et en donnant des consignes cohérentes et détaillées, il sait déléguer;
  • Il sollicite l’intelligence de ses collaborateurs et suscite l’expression de propositions;
  • Il s’appuie sur les compétences et a le soucis de valoriser ses collaborateurs en ne s’attribuant pas le mérite de leur travail, il félicite et remercie;
  • Il attend des résultats mais sait analyser les erreurs dont les siennes;
  • Il développe la cohésion et permet l’expression de chacun, il sait écouter;
  • Il exerce son autorité dans le soucis du juste et le respect du droit; il prévient a priori et sanctionne en objectivant sa décision,
  • Il a le soucis des collaborateurs en difficulté ou en souffrance et cherche pour eux le meilleur soutien.

A force de taper sur les grands flics il n’y en a plus, nous héritons de technocrates formatés par la police de la pensée, nous manquons de vrais chefs capables de s’opposer à celle-ci !

L’Esprit du 11 janvier, l’autre visage du terrorisme

« La France c’est l’élément démocratique, la France c’est la République chevillée au corps. La France c’est une liberté farouche. La France c’est la conquête de l’égalité. La France c’est une soif de fraternité. Et la France c’est aussi ce mélange si singulier de dignité, d’insolence, et d’élégance.
Rester fidèle à l’esprit du 11 janvier 2015 c’est donc être habité par ses valeurs. »
Manuel Valls, le 13 janvier 2015

Que ne ferait-on pour faire vivre « l’esprit du 11 janvier » ?

A vu de nez et selon mes premières estimations à la louche, l’esprit du 11 janvier tend jusqu’à présent à pousser un peu plus loin les ressorts du terrorisme intellectuel.

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