Archives de catégorie : Coup de gueule

Fier d’être policier, j’ai honte d’être français

Je suis fier d’être policier, mais de plus en plus j’ai honte d’être français!

Je suis fier d’être policier! Depuis 20 ans je côtoie des gens extraordinaires, mes collègues! Ils se lèvent nombreux à 3h30/4h00 du matin pour être au travail à 4h50, ils assument jours après jours toutes les interventions de secours, dans des conditions parfois dramatiques. Ils sont mes héros: Policiers, c’est-à-dire: psychologues, négociateurs, assistantes sociales, secouristes, samu social, médiateurs, agents de surface, hôteliers, conseillers conjugaux, etc… Des héros ordinaires mais des personnes extraordinaires!

J’ai honte d’être français car depuis plusieurs jours la scène médiatico politique s’acharne sur ma profession d’une façon abjecte. Honnis soit cette France bien pensante, sûre de son fait, qui fait d’un fait divers malheureux, et non encore éclaircis par la justice, un amalgame honteux sur l’ensemble de la profession. Honnis soit ce distingué syndicat USM qui accroche à son « mur des cons » l’ensemble de la profession en soutenant les manifestations contre les prétendues violences policières. Honnis soit les politiques, ministres de l’intérieur et de la justice en tête, qui auraient pu taire les critiques en donnant en toute transparence la réalité des chiffres des violences policières et des révocations de policiers pour violence, en comparaison des violences subies par les forces de l’ordre au quotidien. Honnis soient ces people qui repoussent les limites de l’indécence dans leur tribune et honnis soient les médias stipendiés de l’anti-racisme qui ne voient même plus qu’ils font par leur bêtise le lit du populisme qu’ils redoutent tant!

Je suis fier d’être policier, car chaque jour, malgré ces attaques glauques je vois mes collègues poursuivre leurs missions avec abnégation et professionnalisme, ravalant  leurs légitimes ressentiments pour être au service de tous, sans distinction!

J’ai honte d’être français quand je vois l’hallali conduite par les associations anti-racistes (CCIF, LICRA, MRAP, LDH, PIR, SOS RACISME, ACAT, CRAN, etc) contre des penseurs et intellectuels comme Pascal Bruckner et Georges Bensoussan mais aussi Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour parce qu’ils ont l’outrecuidance de dénoncer d’une part  le musellement de l’occident au nom d’une prétendue islamophobie et parce qu’ils rappellent d’autre part l’antisémitisme culturel et cultuel des musulmans qui n’est plus à prouver.

J’ai honte d’être français, quand un candidat à la présidentielle affirme en terre étrangère que la colonisation est un « crime contre l’humanité », pour satisfaire une finalité électoraliste, quand, dans ce même pays des intellectuels et des historiens affirment le contraire!

Bref j’ai honte de cette flagellation compassionnelle et réductrice de la vérité qui est devenue le fléau de notre société occidentale! Que les français relèvent la tête, notre histoire est emprunte d’ombres, mais aussi de grandeur, lorsque nous avons accédé à l’autonomie des colonies, nous avons laissé des pays équipés de routes, de ponts, de chemins de fers, d’hôpitaux, d’écoles… Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Voilà la vraie question! Interrogez les peuples, les historiens, les intellectuels et surtout ceux qui sont laïcs et non les dirigeants islamistes et vous entendrez un autre son de cloche sur les prétendus crimes de la colonisation!

Aujourd’hui je suis toujours fier d’être un flic mais j’ai honte d’être français quand je vois ce révisionnisme et cette dhimmitude!

Pour qui voter? Lisez le programme justice!

Le bouillonnement médiatico-politique autour de l’affaire Fillon est à la fois une source d’inquiétude importante et une espérance tout à fait nouvelle.

Sur l’inquiétude, chacun comprend le risque de repli populiste de l’électorat, c’est évident qu’il y aura un impact sur les résultats du premier tour. Mais il serait injuste de ne mesurer le risque qu’à l’aune de l’enjeu politique, car dans cette affaire le trouble rôle des médias et des donneurs d’ordre financiers est tout aussi inquiétant. Alors qu’une grande partie de la classe politique aurait pu subir le même acharnement médiatique que François Fillon, c’est bien le candidat à la présidentielle des républicains qui a fait l’objet d’une attaque téléguidée jusque dans la fourniture des pièces de justice aux journalistes du Monde (bizarrement les mêmes journalistes qui fréquentent assidument l’Elysée), au mépris des règles juridiques, morales et éthiques.

Il y a donc un vrai drame éthique et moral en France, pas seulement dans la classe politique mais également dans les professions médiatiques et dans le monde des affaires. Le constat est ancien est c’est très timidement voir péniblement (lorsque les parlementaires, comme M. Fillon, s’y opposent) que nos institutions mettent en place des dispositifs de régulation.

On ne peut que saluer la mise en œuvre en 2012 d’une charte de déontologie du gouvernement, mais nous voyons cinq ans plus tard que certains de ceux qui y étaient assujettis ont visiblement oublié cet engagement moral et éthique.

On ne peut que saluer l’émergence (je choisis le terme avec discernement compte tenu du nombre d’articles du texte) d’un code de déontologie de l’assemblée nationale (6 articles) mais il semble que nombre des députés ignorent encore les notions de probité et d’exemplarité.

On ne peut que saluer la création d’un comité de déontologie au Sénat et on soulignera avec intérêt les efforts conduits pour rappeler aux impétrants leurs devoirs. Cela porte du fruit semble-t-il!

On attend encore la charte ou le code de déontologie de l’élu local voir de l’élu départemental ou régional, mais ne désespérons pas cela finira par avenir.

Enfin on ne peut que saluer la charte d’éthique des professionnels du journalisme publiée par le SNJ en 2011.

Si vous rassemblez la totalité de ces principes moraux des édiles et journalistes dans un seul document, vous verrez qu’il sera de taille inférieure au code de déontologie de la police et de la gendarmerie nationale!

Charte ou code de déontologie, quelle est leur valeur juridique propre à côté d’une loi simple ou d’un texte constitutionnel? Il serait peut-être temps de faire rentrer la France, le pays des droits de l’homme et du citoyen, dans l’ère de la transparence de la politique et des affaires que certains de nos voisins nordiques inaugurent.

Nous verrons dans les débats à venir les propositions des candidats sur la moralisation de la vie publique et la séparation stricte entre l’exécutif, le législatif et le monde des affaires et nous mesurerons leur volonté réelle de séparer et de sanctionner clairement ceux qui mélangent les intérêts publics et privés.

L’espérance nouvelle naîtra des propositions qui seront faites au cours de la campagne, j’espère qu’elles iront dans le sens de celles que j’avais écrites en octobre dernier.

En tout état de cause, l’ennemi premier de l’affairisme, de l’abus de bien social, du détournement de fonds publics, des fraudes fiscales, des évasions fiscales et de toutes les travers abusifs connus des personnalités publiques c’est la justice. C’est donc en lisant attentivement les programmes des candidats sur ce sujet (moyens mais aussi indépendance) que nous pourrons nous forger une opinion pragmatique sur l’avenir de l’éthique et de la morale en politique!

En ce qui me concerne, je fais le choix de ne plus donner ma voix d’électeur par défaut.

Si au premier ou au second tour de la présidentielle aucun des candidats ne rassemble les engagements minimaux d’éthique, de morale, de fonctionnement et d’indépendance de la justice, je voterai blanc. C’est pour moi la seule solution qui oblige à la purge du système actuel!

Le piège à cons du burkini

Depuis quelques semaines, la France sombre dans l’hystérie du burkini et tous, journalistes et politiques sont tombés dans le piège tendu par les agents provocateurs de l’Islam.

Alors que tous les candidats aux primaires où à la présidentielle se déclarent en guerre contre le terrorisme, ou l’islam radical ou encore le salafisme, tous se font rouler dans la farine par quelques femmes sur nos plages.

Ne voyez-vous pas qu’il s’agit de diversions pour vous empêcher de regarder le seul vrai problème qui nous occupe : l’islam. Le sujet c’est l’islam, pas le voile ni le burkini.

Pendant que des millions de musulmans français nous jurent par Allah que le terrorisme ce n’est pas l’Islam, aucun n’est jamais venu présenter la théologie de l’islam modéré, de tolérance et de paix qu’ils prétendent pratiquer.

Le courage politique consiste aujourd’hui à demander à la communauté musulmane un vrai travail de réflexion. La théologie de DAECH est connue : ils la diffusent dans leur propagande comme DAR AL ISLAM que l’on trouve sans difficulté sur le WEB. Il est temps que les musulmans réfutent cette théologie en utilisant les mêmes sources que DAECH : Le Coran, la sunnah (en ne prenant que les hadtihs authentiques), la sirâ, les tafsir.

Toute religion a toujours réfuté les hérésies, c’est ce que nous devons exiger des imams de France et de la communauté musulmane française. Nous verrons alors à l’issue de ce travail quelles différences majeures existent entre les jihadistes et les musulmans de France et sur quels points de doctrine s’opèrent les différences.

C’est parce que l’Islam ne peut pas encore être considéré comme une religion comme une autre que ce travail est déterminant. C’est parce que l’Islam est un religion à part que tous les discours mettant sur un pied d’égalité christianisme, judaïsme et islam sont infondés. Les politiques qui veulent interdire le port de la croix ou de la kippa sont des imbéciles, ils préfèrent la restriction de la liberté religieuse à la réflexion complexe et courageuse face à l’islam.

N’oubliez pas que les fondations de ce pays sont judéo-chrétiennes jusque dans la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Réduire la liberté religieuse des chrétiens et des juifs c’est poignarder notre pays en tournant le dos à son histoire et le faire uniquement par couardise.

Français, française, l’avenir se joue en ce moment par les choix décisifs que notre pays doit faire. La question de l’Islam en est un. Comptez le nombre de candidats qui ont la lucidité de dire que l’islam en France est un problème, tant qu’il n’a pas produit une réflexion et une exégèse du Coran et de la Sunnah qui permette de comprendre et différencier, le musulman dit « modéré » et le djihadiste.

Ne vous laissez pas avoir par l’Esprit du monde, bannissez la naïveté et soyez fermes et courageux dans vos choix, notre avenir en dépend.

Les rivages de nos consciences

J’emprunte à Christiane Taubira le titre de ce billet soustrait à son tweet plein de lyrisme et de condescendance.

  J’ai toujours un haut le cœur devant l’indignation politique surtout quand elle est opportuniste. Madame Taubira s’émeut et s’indigne du sort des migrants mais elle découvre tardivement le problème… son premier message sur le sujet date du 19 juin 2015 ! A titre de comparaison la Pape François s’est ému du sort des migrants dès le début de son pontificat en témoigne son déplacement et son homélie à Lampedusa le 8 juillet 2013 sans lyrisme ni opportunisme.   Madame Taubira s’émeut et s’indigne le 6 août dernier :  

Analysons brièvement la pépite politique : « énormes les tentations égoïstes, immense l’incompréhension,(…) »

On suppose qu’elle parle d’elle-même ou du gouvernement ou du parti socialiste (« colossales seraient notre lâcheté et notre honte »). Nous voici donc devant un aveu du garde des sceaux : Nous sommes dans l’incompréhension de ce qui se déroule sous nos yeux et nous pourrions être tentés par une attitude égoïste.

Voici le point de départ de ce billet : un gouvernement qui prétend par la voix d’un ministre ne pas comprendre la crise des migrants… Cela pourrait être seulement un membre du gouvernement qui ne comprend pas, mais non et c’est bien plus grave, c’est l’ensemble de la classe politique française, les médias et les intellectuels qui dans leur ensemble ne comprennent pas… où plutôt font semblant de ne pas comprendre pour ne pas avoir à s’exprimer sur des questions qui les gênent aux entournures.

Le monde est en train d’imploser et tout ce petit monde fait l’autruche !

Continuer la lecture

Un grand flic

Lorsque la presse évoque « un grand policier » il s’agit ; en général ; d’un chef de service prestigieux (36 quai des orfèvres, office central) ou d’un directeur des services actifs de la police nationale.

Le qualificatif de « grand flic » ou de « grand policier »a-t-il un lien avec la carrière du dit fonctionnaire ou est-ce simplement une tournure de langage ?

Lorsque j’entends le discours du premier ministre (ex ministre de l’intérieur) je ne peux m’empêcher de penser au décalage profond entre la perception qu’ont les hommes politiques d’un « grand flic » et celle qu’en ont les hommes et femmes de terrain.

« Bernard Petit est un grand policier mais quand on exerce cette mission il ne peut y avoir le moindre doute », a déclaré vendredi à Orléans le Premier ministre Manuel Valls.

Il y a deux types de grands flics, ceux qui le sont par le fait du prince et ceux qui le sont par le fait des troupes.

Je suis enthousiasmé par la vague de support des gendarmes pour leur directeur, le général d’armée Denis Favier. Cet homme est soutenu par ses troupes au point tel que le gouvernement, malgré l’affaire Sivens, hésite à le limoger.

Cette affection naturelle pour un homme qui soutient ses troupes présente une contre-mesure tangible, voire un risque réel, face à un pouvoir déterminé à ne pas pas vouloir voir une tête sortir du rang.

L’affaire « Petit » est en ceci caractéristique qu’elle nous montre l’hommage d’un premier ministre, proche des francs maçons (A. Bauer est un proche de M. Valls et une connaissance de B. Petit) et d’un ministre de l’intérieur qui ne cache pas être membre de la franc-maçonnerie vanter les mérites d’un policier mis-en- examen.

Souvenons-nous que le dit policier fut nommé par l’actuel premier ministre (alors qu’il était ministre de l’intérieur) au poste de chef du 36 quai des orfèvres.

Qu’est-ce qui fait d’un homme un « grand flic ? ». Si l’on s’en tient à la norme journalistique, le « Grand flic » est désigné par le pouvoir.

Si l’on se réfère à la base, « le grand flic » est un homme ou une femme qui présente quelques qualités :

  • Il dirige et anime en expliquant les enjeux et en donnant des consignes cohérentes et détaillées, il sait déléguer;
  • Il sollicite l’intelligence de ses collaborateurs et suscite l’expression de propositions;
  • Il s’appuie sur les compétences et a le soucis de valoriser ses collaborateurs en ne s’attribuant pas le mérite de leur travail, il félicite et remercie;
  • Il attend des résultats mais sait analyser les erreurs dont les siennes;
  • Il développe la cohésion et permet l’expression de chacun, il sait écouter;
  • Il exerce son autorité dans le soucis du juste et le respect du droit; il prévient a priori et sanctionne en objectivant sa décision,
  • Il a le soucis des collaborateurs en difficulté ou en souffrance et cherche pour eux le meilleur soutien.

A force de taper sur les grands flics il n’y en a plus, nous héritons de technocrates formatés par la police de la pensée, nous manquons de vrais chefs capables de s’opposer à celle-ci !

L’Esprit du 11 janvier, l’autre visage du terrorisme

« La France c’est l’élément démocratique, la France c’est la République chevillée au corps. La France c’est une liberté farouche. La France c’est la conquête de l’égalité. La France c’est une soif de fraternité. Et la France c’est aussi ce mélange si singulier de dignité, d’insolence, et d’élégance.
Rester fidèle à l’esprit du 11 janvier 2015 c’est donc être habité par ses valeurs. »
Manuel Valls, le 13 janvier 2015

Que ne ferait-on pour faire vivre « l’esprit du 11 janvier » ?

A vu de nez et selon mes premières estimations à la louche, l’esprit du 11 janvier tend jusqu’à présent à pousser un peu plus loin les ressorts du terrorisme intellectuel.

Continuer la lecture

Tariq Ramadan: je suis Zola et Dreyfus

Tariq Ramadan « J’accuse… et je prends date »

C’est la bonne blague du jour, Tariq Ramadan la joue Zola et se prend pour Dreyfus : il est la victime et le défenseur, posture qui lui sied si bien et lui permet de vendre ses bouquins.

Il s’agite Tariq, lui qui court les plateaux télés et les studios de radios, il s’agite contre les médias, les politiques et les intellectuels français qui l’accusent injustement et inlassablement de tenir un « double discours » alors que lui ne cherche qu’à « montrer, théoriquement autant que pratiquement, que l’on peut être tout à la fois pleinement musulman et occidental et que, au-delà de nos différences apparentes, nous partageons beaucoup de valeurs à partir desquelles le «vivre ensemble» est possible dans nos sociétés pluralistes, multiculturelles, et où coexistent plusieurs religions. »

Tariq c’est l’héritage des lumières au cœur même de l’Islam et il se désole que les journalistes, les politiques et les intellectuels français ne le reconnaissent pas.

En fait Tariq Ramadan c’est la parfaite illustration d’un Islam politique fondé sur « al-wassatiyyah » à la sauce Qaradawi, ce n’est pas un Islam progressiste mais traditionnel qui prétend être réformiste parce qu’il autorise une « contextualisation » de la lecture coranique (par les savants accrédités de la wassatiyyah).

Contextualisation n’est pas réforme, et l’effort que Tariq Ramadan déploie pour le faire croire est le principe même de la Taqiya. Ce pseudo Ijtihad n’est ni moderniste ni réformateur, il ne vise qu’à endormir l’occident en faisant miroiter un possible amendement des « hudud » qui rendrait la charia plus spirituelle et moins juridique et donc plus acceptable par la pensée occidentale.

Toutefois l’amendement de la charia ne semble pas éclore dans l’esprit éclairé des savants de l’Islam ce qui ne fait qu’accroître la vacuité du discours de Tariq Ramadan.

En fait la seule chose qui mérite notre indignation à l’égard des médias, des politiques et des intellectuels français c’est qu’ils invitent et discutent avec Tariq Ramadan

Le déclin du courage

C’est le titre de publication d’un discours « prophétique » prononcé par Alexandre Soljenitsyne à la sortie de promo de Harvard en 1978. Loin de faire l’éloge du pays qui l’accueillait il se lançait dans une critique singulière des sociétés occidentales. 37 ans plus tard ce discours n’a rien perdu de sa fraîcheur (extrait).

A l’heure où nous vivons un profond conflit de cultures et de civilisations entre l’islam radical et l’occident « croisé », à l’heure où la société occidentale se divise sur des questions d’éthiques (mariage pour tous, PMA, GPA, euthanasie, recherche sur les cellules souches, etc) et sur la place de l’homme dans l’économie mondial, ce texte est une profonde inspiration.

Continuer la lecture

L’islam, la sharia et la démocratie française

L’affirmation selon laquelle l’Islam est compatible avec la démocratie est péremptoire dans la mesure où, elle affirme une chose sans l’expliquer.

La première critique que nous pouvons opposer à cette affirmation tient au manque de qualification de l’Islam. Qu’est-ce que l’Islam ?

Nous voyons, chaque fois qu’un attentat est réalisé au nom de l’Islam, une grande majorité d’hommes et de femmes politiques affirmer que ce n’est pas l’Islam, de son côté la communauté musulmane est divisée à ce sujet et les affirmations sont moins catégoriques ou plus nuancées que dans la classe politique française.

En voulant poursuivre l’élan républicain des rassemblements post attentat, en voulant réaffirmer l’indivisibilité de la communauté nationale et d’une laïcité respectueuse de toutes les sensibilités religieuses on finit par dire n’importe quoi.

Continuer la lecture

Arrêtons de ne pas faire d’amalgame

Ah cette grisante, harmonieuse et consensuelle République réunie dans sa plus pure tradition compassionnelle portant haut et fièrement la vision irénique d’un peuple multiculturel ressoudé, chaleureux, ouvert et surtout debout.

Que de belles images pour nos futurs manuels scolaires ! Pendant 5 jours l’unité nationale retrouvée, toute parée de liberté, de fraternité et d’égalité a défié la barbarie des terroristes en se préservant « d’amalgamer » tout un pan de sa communauté nationale.

Mais tandis que les yeux sont encore humides de l’émotion soulevée par cet élan national, alors que la France solidaire court encore à la recherche du N°1178 de Charlie Hebdo et que les policiers et gendarmes se remettent à peine des applaudissements qui leurs furent adressés, voilà que déjà, l’idylle nationale est menacée. Honnis soient ces pisse-froids, ces rabat-joie, ces briseurs de rêve qui refusent d’être Charlie et qui amalgament Islamisme et terrorisme.

Je caricature un peu, c’est dans l’air du temps, mais quand même ça me chatouille un brin ce déni du réel véhiculé par l’émotionnel. Pour tout dire ça m’énerve.

Continuer la lecture