Archives de catégorie : Coup de gueule

Une rentrée gouvernementale entre anomie et scotomisation

L’actualité de ces dernières semaines était si riche que j’aurais pu rédiger une dizaine de billets sur la rentrée politique dans ces différentes composantes gouvernementales pour arriver finalement à une même conclusion que je pose en titre de ce billet.

Précisons tout de suite la définition du mot « scotomisation« : « La scotomisation (du grec scotos : sombre, obscur) désigne en psychologie un mécanisme de défense par lequel le sujet névrosé nie l’existence  de faits qui ont été vécus mais qui lui sont intolérables.
Il s’agit d’un processus de dénégation qui permet de « ne pas voir » des contenus, images, souvenirs trop angoissants. Il y a constitution d’un véritable scotome psychique sélectif, rétrécissant le champ de conscience réalisant une amnésie bien circonscrite dans le temps. » (Wikipédia)

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De l’Homme et de l’esprit du monde

Cela fait quelques semaines que je suis atteint d’une certaine langueur. Les évènements qui se déroulent me saisissent intérieurement d’une inquiétude forte qui mine mon espérance, ce n’est pas bon, il faut que je m’accroche à mon espérance. Ce billet sera donc un exutoire de ma torpeur. Nommer le mal et dire le bien et se rappeler que sa puissance est infiniment plus forte que celle du mal.

Il me semble empiriquement qu’une société en bonne santé, porteuse de valeurs et de sens à une jeunesse heureuse, confiante dans l’avenir et ouverte au don. Le premier mal que j’identifie dans la société française c’est le désespoir de sa jeunesse, sa solitude, sa fuite dans le virtuel et l’artificiel. Je crois que jamais la jeunesse française n’a été aussi mal dans sa peau en temps de paix et même en temps de crise. Les quatre illusions qui anéantissent la jeunesse sont: la richesse, la gloire, le pouvoir et le plaisir. Notre société conjugue à l’infini et sous toutes ses formes ces aspirations sordides: téléréalité, marketing, presse people, blockbusters cinématographiques,… Tout dans notre monde semble dire « tu es ce que tu possèdes ». Chaque jour j’en vois les tristes résultats: jeunes déboussolés, pathologies psy, addictions, comportements à risque, violences, suicides. Et là franchement il y a de quoi désespérer.

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Quel GENDER pour la morale laïque?

La révolution française a échoué, la IIème république a échoué alors les républicains se sont interrogés: pourquoi avons-nous échoué?
A cause de l’Église bien sûr! cette odieuse Heure, fille de Dieu Zeus, moraliste, conservatrice et réactionnaire. Nous, Républicains avons fait une révolution matérielle mais nous avons laissé à l’Église catholique la gestion du spirituel et de la morale.
Il faut donc que la République (celle d’aujourd’hui) se substitue à l’Église, qu’elle forme sa propre religion laïque, pour éduquer le peuple dans la droite vertu Républicaine. Ses temples seront les écoles, ses prophètes les enseignants, ses disciples les élèves!

Si vous pensez qu’il y a un brin d’exagération je n’y suis pour rien voici les vidéos de l’auteur: ici ou (j’aime bien à 2’38: « C’est la preuve qu’on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique » sic)

Dans un entretien au JDD en septembre dernier le même homme disait: « Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience » (…) « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ».

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Le sur JE de l’expression politique

Dans notre société, l’hyper présence médiatique est le gage de notoriété de l’homo-politicus. Il faut être présent dans les médias pour exister. Pour exister il faut donc s’exprimer sur tous les sujets et principalement ceux qui ont un fort relais médiatique. Depuis le développement de l’internet les relais médiatiques ont changés, il ne s’agit plus seulement d’être présent dans la presse écrite, à la radio où à la télévision mais il faut être visible également sur la toile, dans les réseaux sociaux et faire le « buzz ». Cet impératif qui semble dicter aujourd’hui l’expression publique impose plus que jamais, l’agrégation autour du politique de compétences communicantes, de « community managers ». Le temps de réaction est réduit au strict minimum, car il faut être « dans la place » avant les autres et les réactions se font donc désormais dans l’instantanéité.

Le risque c’est le manque de distance par rapport à l’évènement, la faiblesse de l’analyse dans le discours et finalement la vacuité de l’expression politique.

In fine on peut se poser la question: « L’homo-politicus est-il condamné à la superficialité? »

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Flic ou voyou?

Ce soir en remontant ma time line sur twitter, je tombais sur ce tweet de maître Eolas:

Le lien de Me Eolas fait démarrer la vidéo à 8m9s mais je vous conseille de la regarder en entier, car il y a dans cette vidéo des éléments très choquants qui caractérisent des actes de délinquance dont certains sont commis par des policiers, mais moi ce n’est pas la même scène qu’Eolas qui me choque.

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