Archives mensuelles : février 2017

Fier d’être policier, j’ai honte d’être français

Je suis fier d’être policier, mais de plus en plus j’ai honte d’être français!

Je suis fier d’être policier! Depuis 20 ans je côtoie des gens extraordinaires, mes collègues! Ils se lèvent nombreux à 3h30/4h00 du matin pour être au travail à 4h50, ils assument jours après jours toutes les interventions de secours, dans des conditions parfois dramatiques. Ils sont mes héros: Policiers, c’est-à-dire: psychologues, négociateurs, assistantes sociales, secouristes, samu social, médiateurs, agents de surface, hôteliers, conseillers conjugaux, etc… Des héros ordinaires mais des personnes extraordinaires!

J’ai honte d’être français car depuis plusieurs jours la scène médiatico politique s’acharne sur ma profession d’une façon abjecte. Honnis soit cette France bien pensante, sûre de son fait, qui fait d’un fait divers malheureux, et non encore éclaircis par la justice, un amalgame honteux sur l’ensemble de la profession. Honnis soit ce distingué syndicat USM qui accroche à son « mur des cons » l’ensemble de la profession en soutenant les manifestations contre les prétendues violences policières. Honnis soit les politiques, ministres de l’intérieur et de la justice en tête, qui auraient pu taire les critiques en donnant en toute transparence la réalité des chiffres des violences policières et des révocations de policiers pour violence, en comparaison des violences subies par les forces de l’ordre au quotidien. Honnis soient ces people qui repoussent les limites de l’indécence dans leur tribune et honnis soient les médias stipendiés de l’anti-racisme qui ne voient même plus qu’ils font par leur bêtise le lit du populisme qu’ils redoutent tant!

Je suis fier d’être policier, car chaque jour, malgré ces attaques glauques je vois mes collègues poursuivre leurs missions avec abnégation et professionnalisme, ravalant  leurs légitimes ressentiments pour être au service de tous, sans distinction!

J’ai honte d’être français quand je vois l’hallali conduite par les associations anti-racistes (CCIF, LICRA, MRAP, LDH, PIR, SOS RACISME, ACAT, CRAN, etc) contre des penseurs et intellectuels comme Pascal Bruckner et Georges Bensoussan mais aussi Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour parce qu’ils ont l’outrecuidance de dénoncer d’une part  le musellement de l’occident au nom d’une prétendue islamophobie et parce qu’ils rappellent d’autre part l’antisémitisme culturel et cultuel des musulmans qui n’est plus à prouver.

J’ai honte d’être français, quand un candidat à la présidentielle affirme en terre étrangère que la colonisation est un « crime contre l’humanité », pour satisfaire une finalité électoraliste, quand, dans ce même pays des intellectuels et des historiens affirment le contraire!

Bref j’ai honte de cette flagellation compassionnelle et réductrice de la vérité qui est devenue le fléau de notre société occidentale! Que les français relèvent la tête, notre histoire est emprunte d’ombres, mais aussi de grandeur, lorsque nous avons accédé à l’autonomie des colonies, nous avons laissé des pays équipés de routes, de ponts, de chemins de fers, d’hôpitaux, d’écoles… Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Voilà la vraie question! Interrogez les peuples, les historiens, les intellectuels et surtout ceux qui sont laïcs et non les dirigeants islamistes et vous entendrez un autre son de cloche sur les prétendus crimes de la colonisation!

Aujourd’hui je suis toujours fier d’être un flic mais j’ai honte d’être français quand je vois ce révisionnisme et cette dhimmitude!

Pour qui voter? Lisez le programme justice!

Le bouillonnement médiatico-politique autour de l’affaire Fillon est à la fois une source d’inquiétude importante et une espérance tout à fait nouvelle.

Sur l’inquiétude, chacun comprend le risque de repli populiste de l’électorat, c’est évident qu’il y aura un impact sur les résultats du premier tour. Mais il serait injuste de ne mesurer le risque qu’à l’aune de l’enjeu politique, car dans cette affaire le trouble rôle des médias et des donneurs d’ordre financiers est tout aussi inquiétant. Alors qu’une grande partie de la classe politique aurait pu subir le même acharnement médiatique que François Fillon, c’est bien le candidat à la présidentielle des républicains qui a fait l’objet d’une attaque téléguidée jusque dans la fourniture des pièces de justice aux journalistes du Monde (bizarrement les mêmes journalistes qui fréquentent assidument l’Elysée), au mépris des règles juridiques, morales et éthiques.

Il y a donc un vrai drame éthique et moral en France, pas seulement dans la classe politique mais également dans les professions médiatiques et dans le monde des affaires. Le constat est ancien est c’est très timidement voir péniblement (lorsque les parlementaires, comme M. Fillon, s’y opposent) que nos institutions mettent en place des dispositifs de régulation.

On ne peut que saluer la mise en œuvre en 2012 d’une charte de déontologie du gouvernement, mais nous voyons cinq ans plus tard que certains de ceux qui y étaient assujettis ont visiblement oublié cet engagement moral et éthique.

On ne peut que saluer l’émergence (je choisis le terme avec discernement compte tenu du nombre d’articles du texte) d’un code de déontologie de l’assemblée nationale (6 articles) mais il semble que nombre des députés ignorent encore les notions de probité et d’exemplarité.

On ne peut que saluer la création d’un comité de déontologie au Sénat et on soulignera avec intérêt les efforts conduits pour rappeler aux impétrants leurs devoirs. Cela porte du fruit semble-t-il!

On attend encore la charte ou le code de déontologie de l’élu local voir de l’élu départemental ou régional, mais ne désespérons pas cela finira par avenir.

Enfin on ne peut que saluer la charte d’éthique des professionnels du journalisme publiée par le SNJ en 2011.

Si vous rassemblez la totalité de ces principes moraux des édiles et journalistes dans un seul document, vous verrez qu’il sera de taille inférieure au code de déontologie de la police et de la gendarmerie nationale!

Charte ou code de déontologie, quelle est leur valeur juridique propre à côté d’une loi simple ou d’un texte constitutionnel? Il serait peut-être temps de faire rentrer la France, le pays des droits de l’homme et du citoyen, dans l’ère de la transparence de la politique et des affaires que certains de nos voisins nordiques inaugurent.

Nous verrons dans les débats à venir les propositions des candidats sur la moralisation de la vie publique et la séparation stricte entre l’exécutif, le législatif et le monde des affaires et nous mesurerons leur volonté réelle de séparer et de sanctionner clairement ceux qui mélangent les intérêts publics et privés.

L’espérance nouvelle naîtra des propositions qui seront faites au cours de la campagne, j’espère qu’elles iront dans le sens de celles que j’avais écrites en octobre dernier.

En tout état de cause, l’ennemi premier de l’affairisme, de l’abus de bien social, du détournement de fonds publics, des fraudes fiscales, des évasions fiscales et de toutes les travers abusifs connus des personnalités publiques c’est la justice. C’est donc en lisant attentivement les programmes des candidats sur ce sujet (moyens mais aussi indépendance) que nous pourrons nous forger une opinion pragmatique sur l’avenir de l’éthique et de la morale en politique!

En ce qui me concerne, je fais le choix de ne plus donner ma voix d’électeur par défaut.

Si au premier ou au second tour de la présidentielle aucun des candidats ne rassemble les engagements minimaux d’éthique, de morale, de fonctionnement et d’indépendance de la justice, je voterai blanc. C’est pour moi la seule solution qui oblige à la purge du système actuel!

L’occidental et le salafiste quiétiste [partie 4] – Le Coran

Je poursuis l’interrogation de l’Islam, cette fois sans répondre aux textes de mon contradicteur. Je vais m’intéresser dans ce billet au Coran, qui est la source principale de l’Islam.

Le Coran est aujourd’hui un livre, mais c’était (selon la tradition musulmane) une récitation des paroles révélées par Dieu à Muhammad par l’ange Gabriel. Cette récitation était ensuite communiquée par Muhammad à ses fidèles qui mémorisaient ces paroles (versets) parfois dans des variantes différentes (mais toutes justes selon Muhammad).

Le Coran est composé de 114 chapitres, appelés sourates, qui sont classés non par ordre chronologique mais par taille des sourates (de la plus longue à la plus courte) à l’exception de la première sourate Al-Fatiha (l’ouverture) qui est la prière récitée plusieurs fois par jour par chaque Musulman. Le Coran n’est pas très long à lire (77934 mots) c’est 12,6 fois moins que la Bible (protestante) et environ 13 fois moins que la Bible catholique (qui contient 6 livres supplémentaires).

Malgré sa petite taille, le Coran est très peu lu par les musulmans eux-mêmes, à l’exception des orthodoxes (et encore je ne suis pas sûr qu’ils lisent le Coran plus que la Sunnah). Il faut dire que le Coran n’est pas un récit avec un début et une fin, c’est un « patchwork » d’histoires, d’imprécations, de normes et de considérations théologiques. Bref, lire le Coran de la première à la dernière page est un exercice fastidieux que peu de gens font. Toutefois ce travail mérite d’être fait, et même d’être fait deux fois: d’une part dans l’ordre canonique et ensuite dans l’ordre chronologique de la révélation (selon l’ordre officiel d’al Azhar)

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