Le piège à cons du burkini

Depuis quelques semaines, la France sombre dans l’hystérie du burkini et tous, journalistes et politiques sont tombés dans le piège tendu par les agents provocateurs de l’Islam.

Alors que tous les candidats aux primaires où à la présidentielle se déclarent en guerre contre le terrorisme, ou l’islam radical ou encore le salafisme, tous se font rouler dans la farine par quelques femmes sur nos plages.

Ne voyez-vous pas qu’il s’agit de diversions pour vous empêcher de regarder le seul vrai problème qui nous occupe : l’islam. Le sujet c’est l’islam, pas le voile ni le burkini.

Pendant que des millions de musulmans français nous jurent par Allah que le terrorisme ce n’est pas l’Islam, aucun n’est jamais venu présenter la théologie de l’islam modéré, de tolérance et de paix qu’ils prétendent pratiquer.

Le courage politique consiste aujourd’hui à demander à la communauté musulmane un vrai travail de réflexion. La théologie de DAECH est connue : ils la diffusent dans leur propagande comme DAR AL ISLAM que l’on trouve sans difficulté sur le WEB. Il est temps que les musulmans réfutent cette théologie en utilisant les mêmes sources que DAECH : Le Coran, la sunnah (en ne prenant que les hadtihs authentiques), la sirâ, les tafsir.

Toute religion a toujours réfuté les hérésies, c’est ce que nous devons exiger des imams de France et de la communauté musulmane française. Nous verrons alors à l’issue de ce travail quelles différences majeures existent entre les jihadistes et les musulmans de France et sur quels points de doctrine s’opèrent les différences.

C’est parce que l’Islam ne peut pas encore être considéré comme une religion comme une autre que ce travail est déterminant. C’est parce que l’Islam est un religion à part que tous les discours mettant sur un pied d’égalité christianisme, judaïsme et islam sont infondés. Les politiques qui veulent interdire le port de la croix ou de la kippa sont des imbéciles, ils préfèrent la restriction de la liberté religieuse à la réflexion complexe et courageuse face à l’islam.

N’oubliez pas que les fondations de ce pays sont judéo-chrétiennes jusque dans la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Réduire la liberté religieuse des chrétiens et des juifs c’est poignarder notre pays en tournant le dos à son histoire et le faire uniquement par couardise.

Français, française, l’avenir se joue en ce moment par les chois décisifs que notre pays doit faire. La question de l’Islam en est un. Comptez le nombre de candidats qui ont la lucidité de dire que l’islam en France est un problème, tant qu’il n’a pas produit un réflexion et une exégèse du Coran et de la Sunnah qui permette de comprendre et différencier, le musulman dit « modéré » et le djihadiste.

Ne vous laissez pas avoir par l’Esprit du monde, bannissez la naïveté et soyez fermes et courageux dans vos choix, notre avenir en dépend.

Le problème c’est l’Islam modéré

Le choix d’un tel titre peut paraître provoquant pourtant ce n’est pas son but, je suis persuadé de sa justesse mais cela n’engage que moi.

Les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui, face à l’Islam, tiennent pour l’essentiel à l’incapacité des politiques, des journalistes et des commentateurs à tenir un discours lucide et cohérent. Certes, la très grande majorité des musulmans de France (et d’ailleurs) s’oppose au terrorisme et cette communauté pacifique se trouve elle-même visée par les terroristes et soupçonnée de complicité si elle ne professe pas publiquement et énergiquement sont opposition au terrorisme.

J’en profite pour affirmer que ceux qui exigent des musulmans l’affichage public de leur opposition au terrorisme sont des imbéciles.

Du coup, ceux qui ne tombent pas dans cette nullité se retrouvent dans l’obligation de couper en deux l’Islam entre Islam orthodoxe (fondamentalisme islamique) et Islam modéré et c’est tout aussi bête. Autant il est simple de savoir ce qu’est l’Islam orthodoxe car la théologie islamique est connue et vieille de 1400 ans autant personne ne sait ce qu’est l’Islam modéré. Il n’y a pas d’exégèse du Coran et des Hadiths qui soit propre à un courant de l’Islam qui serait dit modéré. L’ensemble des musulmans sunnites partage, quelle que soit l’école juridique, la même tradition et le même corpus doctrinal ils divergent juste sur des interprétations spécifiques de ces textes.

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Les rivages de nos consciences

J’emprunte à Christiane Taubira le titre de ce billet soustrait à son tweet plein de lyrisme et de condescendance.

  J’ai toujours un haut le cœur devant l’indignation politique surtout quand elle est opportuniste. Madame Taubira s’émeut et s’indigne du sort des migrants mais elle découvre tardivement le problème… son premier message sur le sujet date du 19 juin 2015 ! A titre de comparaison la Pape François s’est ému du sort des migrants dès le début de son pontificat en témoigne son déplacement et son homélie à Lampedusa le 8 juillet 2013 sans lyrisme ni opportunisme.   Madame Taubira s’émeut et s’indigne le 6 août dernier :  

Analysons brièvement la pépite politique : « énormes les tentations égoïstes, immense l’incompréhension,(…) »

On suppose qu’elle parle d’elle-même ou du gouvernement ou du parti socialiste (« colossales seraient notre lâcheté et notre honte »). Nous voici donc devant un aveu du garde des sceaux : Nous sommes dans l’incompréhension de ce qui se déroule sous nos yeux et nous pourrions être tentés par une attitude égoïste.

Voici le point de départ de ce billet : un gouvernement qui prétend par la voix d’un ministre ne pas comprendre la crise des migrants… Cela pourrait être seulement un membre du gouvernement qui ne comprend pas, mais non et c’est bien plus grave, c’est l’ensemble de la classe politique française, les médias et les intellectuels qui dans leur ensemble ne comprennent pas… où plutôt font semblant de ne pas comprendre pour ne pas avoir à s’exprimer sur des questions qui les gênent aux entournures.

Le monde est en train d’imploser et tout ce petit monde fait l’autruche !

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Un grand flic

Lorsque la presse évoque « un grand policier » il s’agit ; en général ; d’un chef de service prestigieux (36 quai des orfèvres, office central) ou d’un directeur des services actifs de la police nationale.

Le qualificatif de « grand flic » ou de « grand policier »a-t-il un lien avec la carrière du dit fonctionnaire ou est-ce simplement une tournure de langage ?

Lorsque j’entends le discours du premier ministre (ex ministre de l’intérieur) je ne peux m’empêcher de penser au décalage profond entre la perception qu’ont les hommes politiques d’un « grand flic » et celle qu’en ont les hommes et femmes de terrain.

« Bernard Petit est un grand policier mais quand on exerce cette mission il ne peut y avoir le moindre doute », a déclaré vendredi à Orléans le Premier ministre Manuel Valls.

Il y a deux types de grands flics, ceux qui le sont par le fait du prince et ceux qui le sont par le fait des troupes.

Je suis enthousiasmé par la vague de support des gendarmes pour leur directeur, le général d’armée Denis Favier. Cet homme est soutenu par ses troupes au point tel que le gouvernement, malgré l’affaire Sivens, hésite à le limoger.

Cette affection naturelle pour un homme qui soutient ses troupes présente une contre-mesure tangible, voire un risque réel, face à un pouvoir déterminé à ne pas pas vouloir voir une tête sortir du rang.

L’affaire « Petit » est en ceci caractéristique qu’elle nous montre l’hommage d’un premier ministre, proche des francs maçons (A. Bauer est un proche de M. Valls et une connaissance de B. Petit) et d’un ministre de l’intérieur qui ne cache pas être membre de la franc-maçonnerie vanter les mérites d’un policier mis-en- examen.

Souvenons-nous que le dit policier fut nommé par l’actuel premier ministre (alors qu’il était ministre de l’intérieur) au poste de chef du 36 quai des orfèvres.

Qu’est-ce qui fait d’un homme un « grand flic ? ». Si l’on s’en tient à la norme journalistique, le « Grand flic » est désigné par le pouvoir.

Si l’on se réfère à la base, « le grand flic » est un homme ou une femme qui présente quelques qualités :

  • Il dirige et anime en expliquant les enjeux et en donnant des consignes cohérentes et détaillées, il sait déléguer;
  • Il sollicite l’intelligence de ses collaborateurs et suscite l’expression de propositions;
  • Il s’appuie sur les compétences et a le soucis de valoriser ses collaborateurs en ne s’attribuant pas le mérite de leur travail, il félicite et remercie;
  • Il attend des résultats mais sait analyser les erreurs dont les siennes;
  • Il développe la cohésion et permet l’expression de chacun, il sait écouter;
  • Il exerce son autorité dans le soucis du juste et le respect du droit; il prévient a priori et sanctionne en objectivant sa décision,
  • Il a le soucis des collaborateurs en difficulté ou en souffrance et cherche pour eux le meilleur soutien.

A force de taper sur les grands flics il n’y en a plus, nous héritons de technocrates formatés par la police de la pensée, nous manquons de vrais chefs capables de s’opposer à celle-ci !

Qu’est devenu le baromètre social de la police?

En mai 2014, le directeur général de la police nationale lançait le « baromètre social de la police », un formulaire en ligne comportant une soixantaine de questions pour sonder le moral des troupes.

Nous avons donc reçu un mail nous invitant à répondre à ces questions sous couvert d’anonymat (anonymat relatif car des questions étaient liées à l’âge, au corps, au nombre d’enfants…).

Les questions étaient le plus souvent de type QCM, de mémoire seules deux ou trois questions permettaient de répondre par un texte rédigé.

Certaines questions m’avaient frappé, tant je n’imaginais pas qu’elles fussent posées : Avez-vous envisagé de quitter la police ? Pour le privé ou le public ? Pensez-vous avoir la reconnaissance de votre hiérarchie ?

Ce questionnaire a suscité, je crois, un grand nombre de réponses. En tout cas un grand nombre de policiers de mon service y ont répondu, de manière libre et spontanée. Si l’ensemble des policiers a fait preuve de la même spontanéité j’ai quelques idées de ce que pourrait être la teneur du rapport final.

Dans le corps de sa présentation, le directeur général nous prévient « l’étude fera l’objet d’un rapport qui sera rendu public en janvier 2015 »

Alors voilà, le mois de janvier est passé et moi j’attends le rapport…

L’Esprit du 11 janvier, l’autre visage du terrorisme

« La France c’est l’élément démocratique, la France c’est la République chevillée au corps. La France c’est une liberté farouche. La France c’est la conquête de l’égalité. La France c’est une soif de fraternité. Et la France c’est aussi ce mélange si singulier de dignité, d’insolence, et d’élégance.
Rester fidèle à l’esprit du 11 janvier 2015 c’est donc être habité par ses valeurs. »
Manuel Valls, le 13 janvier 2015

Que ne ferait-on pour faire vivre « l’esprit du 11 janvier » ?

A vu de nez et selon mes premières estimations à la louche, l’esprit du 11 janvier tend jusqu’à présent à pousser un peu plus loin les ressorts du terrorisme intellectuel.

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Tariq Ramadan: je suis Zola et Dreyfus

Tariq Ramadan « J’accuse… et je prends date »

C’est la bonne blague du jour, Tariq Ramadan la joue Zola et se prend pour Dreyfus : il est la victime et le défenseur, posture qui lui sied si bien et lui permet de vendre ses bouquins.

Il s’agite Tariq, lui qui court les plateaux télés et les studios de radios, il s’agite contre les médias, les politiques et les intellectuels français qui l’accusent injustement et inlassablement de tenir un « double discours » alors que lui ne cherche qu’à « montrer, théoriquement autant que pratiquement, que l’on peut être tout à la fois pleinement musulman et occidental et que, au-delà de nos différences apparentes, nous partageons beaucoup de valeurs à partir desquelles le «vivre ensemble» est possible dans nos sociétés pluralistes, multiculturelles, et où coexistent plusieurs religions. »

Tariq c’est l’héritage des lumières au cœur même de l’Islam et il se désole que les journalistes, les politiques et les intellectuels français ne le reconnaissent pas.

En fait Tariq Ramadan c’est la parfaite illustration d’un Islam politique fondé sur « al-wassatiyyah » à la sauce Qaradawi, ce n’est pas un Islam progressiste mais traditionnel qui prétend être réformiste parce qu’il autorise une « contextualisation » de la lecture coranique (par les savants accrédités de la wassatiyyah).

Contextualisation n’est pas réforme, et l’effort que Tariq Ramadan déploie pour le faire croire est le principe même de la Taqiya. Ce pseudo Ijtihad n’est ni moderniste ni réformateur, il ne vise qu’à endormir l’occident en faisant miroiter un possible amendement des « hudud » qui rendrait la charia plus spirituelle et moins juridique et donc plus acceptable par la pensée occidentale.

Toutefois l’amendement de la charia ne semble pas éclore dans l’esprit éclairé des savants de l’Islam ce qui ne fait qu’accroître la vacuité du discours de Tariq Ramadan.

En fait la seule chose qui mérite notre indignation à l’égard des médias, des politiques et des intellectuels français c’est qu’ils invitent et discutent avec Tariq Ramadan

Islam : la réforme est dans l’impasse du dogme

Que ce soit du côté juif ou chrétien, il y avait jusqu’au jusqu’au XVIIe siècle, grosso-modo, une certitude quant à l’authenticité de l’origine mosaïque du Pentateuque (les 5 premiers livres de la Bible chrétienne qui constituent également la Torah juive). Cela conférait au texte une dignité et un caractère irréprochable sur le plan historique et sur la dimension anthropocentrique de l’univers (cf. Galilée)

L’exégèse historico-critique a permis de mettre en évidence l’origine anachronique de ces cinq livres par rapport aux autres livres de la tradition hébraïque (livres historiques, livres poétiques et livres prophétiques) et leur rédaction tardive. Ce travail a eu pour effet de resituer la portée du texte : un ouvrage mythique et symbolique « inspiré » par Dieu.

Dans le cas du Coran, l’exégèse historico-critique est impossible  au sein même de l’Islam, mais des exégètes hors islam travaillent sur le texte coranique dans la limite de l’accès aux sources permises par les pays musulmans où elles sont détenues. Cette impossibilité tient au dogme que le Coran pose sur lui même : « En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien. » (Coran 15,9). Le Coran est la parole de Dieu, incréée et protégée par Lui : il est d’origine divine et n’a donc pas pu être falsifié ni altéré.

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L’inadaptation de la lutte anti-terroriste

Avant c’était presque simple, on luttait contre des organisations terroristes, c’était l’affaire d’offices centraux et de parquets spécialisés… mais ça c’était avant. Une organisation c’est une pyramide avec des décideurs, des messagers, des intermédiaires, des fournisseurs de moyens, des passeurs, etc… Quelle que soit le niveau de l’organisation c’est un ensemble cohérent sur le plan social et technique. Le travail de la lutte anti-terroriste consistait jusqu’à présent à identifier des membres de ces organisations, à les suivre, à les écouter pour identifier les exécutant et les cibles et, dans la mesure du possible, contrarier leur projet avant sa mise à exécution.

Aujourd’hui le terrorisme islamique c’est un ou deux gars, qui naviguent sous les radars de l’anti-terrorisme, et qui partent un beau matin mourir en moudjahid en s’attaquant à l’arme automatique contre une poignée de cibles au caractère symbolique. Si les enquêtes montrent, a posteriori, un niveau élevé de préparation (achat des armes, choix des cibles, reconnaissance des lieux, etc), on est plus dans une action de type « braquage » que dans une action de grande envergure comme les attentas du 11 septembre 2001. Cette évolution méthodologique, qui ne différencie pas Anders Behring Breivik, Mohamed Merah, ou les frères Kouachi témoigne de l’inadaptation actuelle du dispositif de lutte anti-terroriste français et européen.

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Le déclin du courage

C’est le titre de publication d’un discours « prophétique » prononcé par Alexandre Soljenitsyne à la sortie de promo de Harvard en 1978. Loin de faire l’éloge du pays qui l’accueillait il se lançait dans une critique singulière des sociétés occidentales. 37 ans plus tard ce discours n’a rien perdu de sa fraîcheur (extrait).

A l’heure où nous vivons un profond conflit de cultures et de civilisations entre l’islam radical et l’occident « croisé », à l’heure où la société occidentale se divise sur des questions d’éthiques (mariage pour tous, PMA, GPA, euthanasie, recherche sur les cellules souches, etc) et sur la place de l’homme dans l’économie mondial, ce texte est une profonde inspiration.

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