Arrêtons de ne pas faire d’amalgame

Ah cette grisante, harmonieuse et consensuelle République réunie dans sa plus pure tradition compassionnelle portant haut et fièrement la vision irénique d’un peuple multiculturel ressoudé, chaleureux, ouvert et surtout debout.

Que de belles images pour nos futurs manuels scolaires ! Pendant 5 jours l’unité nationale retrouvée, toute parée de liberté, de fraternité et d’égalité a défié la barbarie des terroristes en se préservant « d’amalgamer » tout un pan de sa communauté nationale.

Mais tandis que les yeux sont encore humides de l’émotion soulevée par cet élan national, alors que la France solidaire court encore à la recherche du N°1178 de Charlie Hebdo et que les policiers et gendarmes se remettent à peine des applaudissements qui leurs furent adressés, voilà que déjà, l’idylle nationale est menacée. Honnis soient ces pisse-froids, ces rabat-joie, ces briseurs de rêve qui refusent d’être Charlie et qui amalgament Islamisme et terrorisme.

Je caricature un peu, c’est dans l’air du temps, mais quand même ça me chatouille un brin ce déni du réel véhiculé par l’émotionnel. Pour tout dire ça m’énerve.

Il faut parler de l’Islam et du terrorisme qui s’en revendique, c’est une impérieuse nécessité. Dire que l’Islam et le terrorisme ne sont pas liés, n’ont pas de parenté, c’est faire la politique de l’autruche. Il y a dans « l’arbre de l’Islam » des racines et des branches malades, pourries, rongées par une doctrine, une dystopie dangereuse : le mythe du califat idéal selon la tradition des pieux prédécesseurs qui est supériorité de l’Islam sur toute autre forme de gouvernement. Dans les racines et les branches pourries de l’Islam, ce mythe est une feuille de route, un impératif à accomplir, fusse par la force.

Cette vision est portée dans la partie sunnite de l’Islam par l’école juridique Hanbalite et dans la partie chiite de l’Islam par la doctrine « Wilayat al faqih ».

La première à donné naissance entre autres au salafisme, la seconde a enfanté le Hezbollah. La confrérie des frères musulmans, quant à elle, se réclame un peu des deux et d’une pincée de soufisme.

Il ne s’agit donc pas d’un aspect marginal de l’islam mais bien de courants de pensées qui, aujourd’hui, irriguent majoritairement les pays du proche et du moyen orient ainsi qu’une part significative des musulmans des pays occidentaux : l’UOIF en France, proche des frères musulmans Egyptiens, ne cache pas son affiliation Hanbalite.

Ces doctrines ont depuis longtemps donné une justification au djihad, aux actions kamikazes et elles continuent de le faire que ce soit Ibn Taymiyya (XIII/XIVe siècle) ou Sayyid Qutb au XXe siècle. Les musulmans qui se réclament de ces courants de pensées, même s’ils se montrent officiellement outrés par les actes de terrorismes islamiques n’en demeurent pas moins les fervents admirateurs des penseurs qui justifient de tels actes, c’est le principe de la taqîya qui permet de dissimuler la vérité des intentions et autorise le mensonge.

Ces doctrines visent d’abord tous les musulmans qui n’adhèrent pas à elles et les apostasient (ce qui, du coup, autorise de tuer des musulmans) et visent ensuite le reste du monde.

A vue de nez je pense qu’environ 20% de la population musulmane française est sunnite hanbalite ce n’est pas un amalgame c’est un constat.

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