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Pourquoi je voterai blanc au second tour de la présidentielle 2017

A l’issue du premier tour deux candidats restent en lisse: Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

La première se bat contre l’immigration et la communauté européenne (dont elle ne veut pas sortir contrairement aux messages subliminaux envoyés à ses électeurs), le second n’a pas de programme, il est la marionnette des libéraux de la commission Attali.

Voici deux vidéos pour vous éclairer, moi je voterai blanc, en espérant qu’un jour le vote blanc soit pris en compte!

Emmanuel Macron:

Marine le Pen:

Pour qui voter? Lisez le programme justice!

Le bouillonnement médiatico-politique autour de l’affaire Fillon est à la fois une source d’inquiétude importante et une espérance tout à fait nouvelle.

Sur l’inquiétude, chacun comprend le risque de repli populiste de l’électorat, c’est évident qu’il y aura un impact sur les résultats du premier tour. Mais il serait injuste de ne mesurer le risque qu’à l’aune de l’enjeu politique, car dans cette affaire le trouble rôle des médias et des donneurs d’ordre financiers est tout aussi inquiétant. Alors qu’une grande partie de la classe politique aurait pu subir le même acharnement médiatique que François Fillon, c’est bien le candidat à la présidentielle des républicains qui a fait l’objet d’une attaque téléguidée jusque dans la fourniture des pièces de justice aux journalistes du Monde (bizarrement les mêmes journalistes qui fréquentent assidument l’Elysée), au mépris des règles juridiques, morales et éthiques.

Il y a donc un vrai drame éthique et moral en France, pas seulement dans la classe politique mais également dans les professions médiatiques et dans le monde des affaires. Le constat est ancien est c’est très timidement voir péniblement (lorsque les parlementaires, comme M. Fillon, s’y opposent) que nos institutions mettent en place des dispositifs de régulation.

On ne peut que saluer la mise en œuvre en 2012 d’une charte de déontologie du gouvernement, mais nous voyons cinq ans plus tard que certains de ceux qui y étaient assujettis ont visiblement oublié cet engagement moral et éthique.

On ne peut que saluer l’émergence (je choisis le terme avec discernement compte tenu du nombre d’articles du texte) d’un code de déontologie de l’assemblée nationale (6 articles) mais il semble que nombre des députés ignorent encore les notions de probité et d’exemplarité.

On ne peut que saluer la création d’un comité de déontologie au Sénat et on soulignera avec intérêt les efforts conduits pour rappeler aux impétrants leurs devoirs. Cela porte du fruit semble-t-il!

On attend encore la charte ou le code de déontologie de l’élu local voir de l’élu départemental ou régional, mais ne désespérons pas cela finira par avenir.

Enfin on ne peut que saluer la charte d’éthique des professionnels du journalisme publiée par le SNJ en 2011.

Si vous rassemblez la totalité de ces principes moraux des édiles et journalistes dans un seul document, vous verrez qu’il sera de taille inférieure au code de déontologie de la police et de la gendarmerie nationale!

Charte ou code de déontologie, quelle est leur valeur juridique propre à côté d’une loi simple ou d’un texte constitutionnel? Il serait peut-être temps de faire rentrer la France, le pays des droits de l’homme et du citoyen, dans l’ère de la transparence de la politique et des affaires que certains de nos voisins nordiques inaugurent.

Nous verrons dans les débats à venir les propositions des candidats sur la moralisation de la vie publique et la séparation stricte entre l’exécutif, le législatif et le monde des affaires et nous mesurerons leur volonté réelle de séparer et de sanctionner clairement ceux qui mélangent les intérêts publics et privés.

L’espérance nouvelle naîtra des propositions qui seront faites au cours de la campagne, j’espère qu’elles iront dans le sens de celles que j’avais écrites en octobre dernier.

En tout état de cause, l’ennemi premier de l’affairisme, de l’abus de bien social, du détournement de fonds publics, des fraudes fiscales, des évasions fiscales et de toutes les travers abusifs connus des personnalités publiques c’est la justice. C’est donc en lisant attentivement les programmes des candidats sur ce sujet (moyens mais aussi indépendance) que nous pourrons nous forger une opinion pragmatique sur l’avenir de l’éthique et de la morale en politique!

En ce qui me concerne, je fais le choix de ne plus donner ma voix d’électeur par défaut.

Si au premier ou au second tour de la présidentielle aucun des candidats ne rassemble les engagements minimaux d’éthique, de morale, de fonctionnement et d’indépendance de la justice, je voterai blanc. C’est pour moi la seule solution qui oblige à la purge du système actuel!

Les TRUMPettes de Jéricho

Bon le titre est minable, mais il est expressif, un grand bruit qui fait s’écrouler des murs ! De quoi s’agit-t-il, de l’élection de Donald TRUMP comme 45e président des États Unis.

Pourquoi les murs s’écroulent ? Parce que tout d’un coup une majorité d’américains (car oui Donald Trump a probablement été élu par une minorité de votants) découvre que leur nouveau président n’est pas celui qu’ils ont voulu.

Forcément la présidentielle américaine 2016 était particulière, entre Donald Trump et Hillary Clinton, si il y avait eu une triangulaire avec Marine Le Pen j’aurais probablement voté Marine Le Pen alors que jamais je ne voterai pour elle dans une élection française !

Voilà le cœur du problème, de la question, que s’est-il passé pour que ce mercredi 9 novembre 2016 Donald Trump soit élu 45e président des USA ? Quels sont les enseignements de cette élection pour nous-mêmes et pour les candidats à l’élection présidentielle française ?

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La présidentielle 2017 et le risque insurrectionnel

Depuis quelques jours les policiers manifestent leur ras-le-bol dans plusieurs communes  de France et le mouvement semble s’amplifier agrégeant par endroits des pompiers, des policiers municipaux, des infirmières, des enseignants, des contrôleurs des transports en communs… Et si la grogne des victimes de la violence cristallisait dans un mouvement de fond loin des centrales syndicales?

Partout le même constat: l’État est incapable de faire prévaloir son autorité légitime. La violence légale dont Il peut user pour maintenir la paix et la tranquillité publique et lutter contre les atteintes à la loi a été largement minée par les gouvernements successifs qui l’ont utilisée à mauvais escient. Ils ont également abandonné la justice et accru les charges de la police et de la gendarmerie. Cet abandon a laissé place à une violence privée, jouissant d’une relative impunité, qui met en coupe-réglée de nombreux quartiers sensibles et rejaillit sur les commerces et les services publics avoisinants.

La crise politique, la crise économique, la crise identitaire et éducative, la crise morale et enfin la crise migratoire augmentent le sentiment d’insécurité des français et leur défiance vis-à-vis  de la classe politique. La montée en flèche d’une pensée populiste et souverainiste et l’accroissement du communautarisme entrainent la France vers une rupture qui ne peut être autrement que violente. Le seul frein à l’explosion de la société tient à l’espérance d’un changement radical à l’occasion de la présidentielle 2017 qui, en même temps, pourrait être l’élément déclencheur d’une véritable insurrection. Voici pourquoi l’élection de 2017 n’est pas une élection présidentielle comme les autres et pourquoi les français attendent des candidats des positions claires sur les points suivants:

  1. Le fonctionnement de la démocratie
  2. La gestion de la crise économique et la place de la France dans l’Europe
  3. La justice et la sécurité; l’Islam et la lutte anti-terroriste; l’état d’urgence et la loi renseignement
  4. L’éducation et l’instruction
  5. La France dans les relations internationales

La question que les français se posent aujourd’hui: Est-ce que les candidats à la présidentielle sont à la hauteur des enjeux?

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